lundi 21 décembre 2009

Peindre le vent

Peindre le vent, de Pam Muñoz Ryan, Actes Sud junior, 2009.

A la mort de sa grand-mère, Maya découvre qu’elle a une famille et que sa passion secrète pour les chevaux la rattache à sa mère disparue. La découverte de la vie dans un ranch du Wyoming va lui montrer qu’il ne suffit pas d’aimer les chevaux, il faut aussi les comprendre et les respecter pour en être accepté. Une belle histoire autour du thème de l’adolescence et des chevaux.

samedi 12 décembre 2009

La Délicatesse

La Délicatesse, de David Foenkinos, Gallimard, 2009.

Voilà un livre dont le titre est d’une parfaite justesse. Tout dans ce roman est du domaine de la délicatesse. L’écriture d’abord, qui nous promène avec légèreté pages après pages. L’histoire, qui coule de source tout en nous surprenant. Les personnages, enfin, qui nous intriguent et nous émeuvent tant leurs sentiments nous sont familiers. Je ne donnerai que l’amorce de l’histoire : une femme pour laquelle deux hommes vont faire preuve d’audace... 

Laissez-vous surprendre à votre tour !

samedi 5 décembre 2009

L' Épouvanteur

L' Épouvanteur, T.1, de Joseph Delaney, Bayard jeunesse, 2005.

J'ai découvert l'épouvanteur il y a peu de temps. J'avais, jusqu'à maintenant, renâclé à l'acheter pour mes jeunes lecteurs. Et puis l'opportunité s'est présenté d'en lire un à moindre frais. Je l'ai donc lu. Et là, surprise ! ça n'est pas si mal que ça dans le genre. Comme quoi, il faut se faire violence parfois, ça paye...

Septième fils d'un septième fils, Tom se voit proposer la place d'apprenti épouvanteur (chasseur de démons et de sorcières). Sachant que ce métier est un sacerdoce pour lequel il faut sacrifier amis, famille et compagne, car trop éprouvant pour ceux qui ne le porte pas, Tom hésite, réfléchit tout en apprivoisant ses propres peurs.
L'histoire est prenante, et les personnages attachants. L'écriture est fluide et, contrairement à ce que je redoutais, utilise un vocabulaire étendu.
J'ai donc acheté la suite (6 tomes quand même... c'était une des raisons qui me poussait à ne pas l'acheter) que je la lis entre deux autres acquisitions.

dimanche 20 septembre 2009

Le Chagrin du roi mort

Le Chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat, Gallimard jeunesse, 2009.


Jean-Claude Mourlevat sait décidèment écrire pour les adolescents. Cette fois, il met en scène deux frères unis, liés, dans une contrée froide au porte de la guerre. L'un d'eux est enlevé par l'ennemi. Alors l'histoire révèle ses secrets. On ne peut en dire plus sans dévoiler l'intrigue. Juste ajouter que J.C. Mourlevat est doué pour décrire la relation à l'intérieur de la fratrie, l'apprentissage de la vie par la découverte de la lutte, de l'amour, de la trahison. Toujours confrontés à des choix difficiles, ses personnages sont amenés à accepter leur responsabilité, à affronter leur peur.

Comme dans Combat d'Hiver, son précédent livre (Prix Sorcières et Prix des Incorruptibles 2008) le langage est soigné sans être obscur, l'écriture fluide sans être bâclée. C'est un vrai plaisir de le lire.

vendredi 18 septembre 2009

Le Courage du papillon

Le Courage du papillon de Norma Fox Mazer, albin Michel jeunesse, 2009.

Une famille qui tire le diable par la queue dans une petite ville américaine, cinq soeurs et un homme. Ces cinq là sont toutes différentes et en fonction de leur âge, leur préoccupations ne sont pas les mêmes. Leur jeunesse et leur innocence attirent cet homme, inconnu, anodin, invisible. Une occasion se présente et c'est la vie des cinq filles qui se transforme. Elles doivent affronter la disparition, la peur et l'inquiétude tandis que celle qui reste au centre de l'histoire doit s'adapter, réfléchir et agir pour arriver à s'en sortir. Ce roman parle de la difficulté de grandir, de la capacité à affronter les changements de l'adolescence, à les accepter. L'enlèvement n'est que prétexte pour nous montrer que la construction d'une vie tient souvent à peu de chose.

Des chapitres courts, des voix intérieures qui permettent d'appréhender chaque personnage et de le comprendre, une écriture agréable sans accroche, ce roman s'adresse à des filles de 11 à 18 ans. Le thème peut paraitre difficile (enlèvement par pédophile) mais il est effleuré par l'écriture de N. Fox Mazer. Rien de cru, rien de trop difficile à lire, juste des suggestions et le silence de certains mots.

mardi 15 septembre 2009

La Grand-mère de Jade

La Grand-mère de Jade, Frédérique Deghelt, Actes Sud, 2009.

Révélation pour moi qui ne connaissait pas l'auteur. Décidément, c'est une habitude... Je sais ! J'ai de grosses lacunes à rattraper côté littérature contemporaine (ma fraise tagada, à moi, c'est plutôt le XVIIIème- XIXème siècle).
Donc, révélation que ce petit livre plein de joie, de tendresse, d'espoir aussi. Jade décide de prendre en charge sa grand mère, mamoune. Et on y croit à cette histoire qui rapproche les deux femmes... on y croit tellement fort que la fin s'abat sur nous tel le couperet implacable de la réalité. Émotion au rendez-vous, plaisir aussi tant l'écriture est fine, active, et tendre.
Du coup je vais sans doute puiser dans la bibliographie de l'auteur pour combler ce désir de la découvrir encore à travers ses écrits... Comme Foenkinos, Blondel, Martinez... Que du bonheur...

mardi 25 août 2009

Le Seigneur de Bombay

Le Seigneur de Bombay, de Vikram Chandra, Laffont, 2008.

Ce livre est immense, énorme... Il m'a fallut un été pour le lire d'une traite... On ne picore pas un tel ouvrage. C'est impossible tant l'écriture est dense, tant les détails foisonnent et les personnages abondent. Il faut tenir et le rythme est soutenu. Ce roman est extraordinaire ! Les personnages nous transportent à travers une Inde protéiforme où les différences de religions semblent plus importantes que le problème des castes. Les histoires se croisent et l'on poursuit la lecture parce que l'on veut absolument savoir... Comme en voyant Slumdog Millionnaire (le film de Danny Boyle), j'ai eu l'impression d'avoir une telle richesse entre les mains...
En dehors du fait que j'ai découvert l'Inde à travers ce roman, l'écriture est dense parfois difficile à suivre lorsque l'on est étranger à la culture présentée mais elle
sert le récit. Le vocabulaire rentre vite (et il y a un glossaire pour les plus lents...;-)... Alors rien à redire si ce n'est : Prenez le temps de le lire pour en savourer l'histoire.