jeudi 19 août 2010

Les Willoughby

Les Willoughby, de Lois Lowry, Ecoles des loisirs, 2010.

"Quatre enfants (Timothy l’aîné, onze ans, Barnaby et Barnaby les jumeaux A et B de dix ans et Jane la petite dernière âgée de six ans et demi) et un couple d’abominables parents forment la famille Willoughby. Une famille terriblement «vieux jeu», tout droit sortie d’un roman anglais du XIXe ou du début du XXe siècle. Les enfants se rêvent orphelins comme dans les livres et les parents ourdissent de sombres combines pour se débarrasser à jamais de leur encombrante progéniture. Ils recrutent une nounou censée être odieuse"

Bon, moi j'aime assez Lois Lowry. J'avais adoré L'élue mais là, bof ! Je n'ai pas accroché et pourtant j'ai adoré tous les livres qui se trouve dans la liste à la fin de l'ouvrage. Peut-être n'était-ce pas le moment...

mercredi 18 août 2010

La Chambre des curiosités, de Douglas Preston et Lincoln Child, L'Archipel, 2003.

"Manhattan. Les ouvriers d'un chantier de démolition s'affairent parmi les gravats, lorsque sont découverts des ossements humains. L'enquête menée par Pendergast, du FBI, l'archéologue Nora Kelly et le journaliste William Smithback établit qu'il s'agit des restes de trente-six adolescents, victimes d'un tueur en série, le Dr Leng, ayant sévi à New York vers 1880. Les jours suivants, plusieurs meurtres sont commis selon le mode opératoire de Leng."


Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un policier sans sauter de chapitres ou de paragraphes (ça n'est pas bien, je sais, mais que voulez-vous, le temps manque et il y a tant de belles choses à lire...). Celui-ci m'a emballé. Bien écrit, prenant, intriguant jusqu'au bout. Attention, il n'est pas parfait ! Mais il est plaisant à lire, on se laisse surprendre, et il n'est pas trop sanguinolent (grand défaut de nombreux thrillers aujourd'hui qui vont dans la surenchère et l'insoutenable...). Même si j'ai su dès le début qui était le coupable (et oui ! j'ai ce don peu commun de deviner qui a fait le coup durant les premiers chapitres... Cela tient sans doute à ma longue pratique des policiers anglais...;-), j'avais presque oublié que je le savais quand la révélation est arrivée (700 pages plus loin en fait) ! Du bonheur donc ! Un petit plaisir d'été !

La Couronne verte

La Couronne verte, de Laura Kasischke, A vue d'œil, 2008.

"Amies depuis toujours dans une petite ville de l'Illinois, Anne et Michelle prennent leurs premières vacances sans leurs parents : destination Cancún. Elles arrivent « la tête pleine de projets vagues » qu'un inconnu à la nuque rouge comme du cuir, ne tarde pas à préciser : randonner jusqu'à des ruines dédiées au dieu Quetzalcóatl."

Un beau livre. Une écriture portée par des personnages lunaires, hors du monde, frôlés de temps à autre par la réalité et meurtris irrémédiablement. J'ai lu dans la foulée un autre ouvrage du même auteur A Suspicious river. J'ai moins apprécié. L'histoire ne m'a pas trop accroché mais c'est toujours aussi bien écrit et l'auteur a la particularité de donner corps à des êtres évanescents et hors cadres. Néanmoins l'espoir est toujours présent. Il y a toujours une lueur d'espoir même infime dans ces romans.

samedi 17 juillet 2010

Enfant 44

Enfant 44, de Tom Rob Smith, Belfond, 2009.

"Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d’État chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l’exil avec sa femme Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C’est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l’Oural, qu’il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l’« accident » de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…"

Déception, déception quand tu nous tiens ! J'attendais beaucoup de ce livre, sans doute trop. On m'en avait dit beaucoup de bien. Résultat : grosse déception ! J'ai dû sauté quelques chapitres tellement je m'ennuyais (C'est aussi une des raisons qui me pousse à ne pas lire les livres que l'on me conseille... Et moi qui ne fait que ça: conseiller ! ;-). Rien à dire d'autre...


La Mort j'adore, saison 2

La Mort j'adore, saison 2, d'Alexis Broca, Sarbacane, 2010.


"Clémence est de retour! Toujours complexée et flanquée d'Elo, la "zombi bimbo", mais forte de nouveaux pouvoirs, notre lycéenne démone entame une terminale d'enfer- et pas seulement à cause du bac. Entre sa résurrection, son séjour linguistique en Angleterre et sa reconquête du beau Ronald, elle a fort à faire... d'autant que ses maîtres démoniaques lui ont confié une mission d'envergure : éliminer les derniers anges restés sur Terre..."

J'avais beaucoup aimé la saison 1 mais je redoutais un peu de le mettre sur mes étagères. J'ai lu la saison 2 et j'ai beaucoup moins de réticences à le faire lire et ce d'autant plus que je l'ai vu dans des comités de lecture pour des pré-ados... Donc toujours autant de plaisir à suivre la narration de l'héroïne qui mène sa barque pour échapper au destin que lui ont tracé le Paradis et l'Enfer. Ce dialogue permanent avec nous, la structure narrative du roman et les références très actuelles en font un livre de genre ancré dans son époque. une petite perle parfois amorale qui brocarde les certitudes de certains et les doutes des autres.
A lire sans modération.

mercredi 7 juillet 2010

Un footballeur

Un footballeur, de Bruno Heckmann, Belfond, 2010.

"Antoine Courant est un footballeur totalement amateur, mais néanmoins passionné et persévérant. Il aime ce sport depuis l'enfance, une passion transmise par son père. Marié à Chloé et papa d'un petit Nathan, fonctionnaire tout juste muté dans une administration de province, Antoine intègre le CGAS, l'équipe du Conseil général, et se trouve promu d'emblée milieu axial. Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, il rejoint une fois par semaine sept de ses collègues et suit les premiers matchs avec assiduité et enthousiasme, sous l'œil totalement indifférent de sa femme..."

Une vraie bonne surprise. Acheté en plein effervescence de la Coupe du monde de Football, je l'avais un peu mis de côté (en fait sous la pile de livres à lire). Et puis j'ai lu la pile et je suis retombée sur lui.

Extra, jouissif, très drôle et grinçant, un peu nostalgique aussi. On se prend d'amitié pour ces "buses", et on oublie "les autres", ceux qui sont bien trop payés pour ce qu'ils font ! Un livre à mettre entre toutes les mains... sauf dans celles de ces dames un peu réfractaires au ballon rond qui n'auraient pas d'humour !
Coup de cœur, donc !

dimanche 20 juin 2010

V-Virus et A-Apocalypse

V-Virus et A-Apocalypse de Scott Westerfeld, Milan, 2007 et 2008.

"Porteur sain d’un parasite redoutable, Cal est devenu traqueur officiel de celles qu’il a involontairement contaminées. La scène s’ouvre sur la chasse de sa première véritable petite amie devenue vampire et cannibale. Un être repoussant et violent : une « peep » entourée de ses milliers de rats, eux aussi contaminés. Le jeune homme veut retrouver celle qui lui a transmis le v-virus. Comme dans une enquête policière, allant de découvertes macabres en surprises, il poursuit la prédatrice qui l'a contaminé, entrainant à sa suite, Lacey, une jeune fille qui croise son chemin."

Bon encore une histoire de vampire. Certes ! Mais écrite avant le pataquès Twilight ! Comme dans la Lignée de Del Toro, l'état de vampire est lié à un virus.
Le premier tome a la particularité d'alterner les chapitres relatifs à l'histoire et ceux relatifs à la parasitologie. Et ça fait froid dans le dos. Très bien documentés, ces chapitres renvoient à une bibliographie en fin de roman. Cela ne parasite pas l'histoire en elle-même (sans mauvais jeu de mots) et permet même de mieux comprendre le virus inventé par l'auteur.
Le second tome alterne encore les chapitres mais cette fois ce sont les voix des protagonistes qui se croisent. Chacun ayant une vision différente des évènements qu'ils vivent. Le virus a progressé et l'humanité est menacée. la musique qui est au cœur de ce second volume permettra de la sauver.

Westerfeld expérimente plusieurs techniques de récits et on espère un troisième tome pour lire autre chose encore.
J'ai beaucoup aimé ces romans "ado" où le questionnement de soi est très présent tout comme le sexe, la musique etc... sans faux-semblant ni romantisme exacerbé comme dans Twilight. Ici, le vampire passe par plusieurs étapes pour finalement se révéler le sauveur de l'humanité... un peu comme nos ados se voient, non ?
Je le conseille aux ados et surtout aux garçons car même si les personnages féminins sont prégnants dans ces deux romans, les héros sont surtout masculins. Une fois n'est pas coutume...