samedi 4 décembre 2010

Les Anonymes

Les Anonymes, de R. J. Ellory, Sonatine, 2010.

"Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu’un serial killer est à l’œuvre. Enquête presque classique pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement ? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente, et va conduire Miller jusqu’aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain."

Je voudrais d'abord écrire que les choix éditoriaux de cette maison d'édition sont vraiment judicieux. Je ne me lasse pas d'en découvrir les auteurs. Celui-ci ne fait donc pas exception à la règle. Les Anonymes est un livre vraiment étonnant. Cela commence comme un polar dont nous voulons élucider le mystère au fils des pages. Puis il révèle le fond d'une histoire terrifiante à plus d'un titre. Et alors ?... Et alors lorsque nous découvrons enfin qui est l'assassin, nous n'en avons plus rien à faire car le vrai suspens n'est plus là... C'est une vraie réussite même si la conclusion est totalement déprimante d'après moi..; mais c'est ma vision particulièrement pessimiste de la société qui parle sans doute.. ;-)
Un coup de cœur, donc

mercredi 17 novembre 2010

Le Testament d'Olympe

Le Testament d'Olympe, de Chantal Thomas, Seuil, 2010.

"Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.
Deux sœurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s’adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s’enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s’aperçoit à peine, tandis que sa sœur aînée, animée par l’ambition et l’esprit de liberté, n’a qu’une envie : s’enfuir. Les sœurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa sœur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.
Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d’Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l’offre à Louis XV, qui l’installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s’ouvre à elle…"

Pas grand chose à dire, sinon que c'est extrêmement bien décrit mais trop lent à mon goût. Les deux personnages, aux vies diamétralement opposées, sont intéressants mais parfois on ne voit pas où veut en venir l'auteur. On abandonne la première pour découvrir l'autre, et au final, on reste sur sa fin.  Déçue...

mercredi 3 novembre 2010

Romans ado

Je voulais vous parler de roman ado.... Argh ! Mais pourquoi tous ces livres sans fin....? C'est exaspérant pour quelqu'un de psychorigide comme moi qui a nécessairement besoin que le livre soit fini pour le lire...

J'ai d'abord commencé La Voix du couteau de Patrick Ness (Gallimard ou Folio, 2008). Voyant le tome 1 en poche, je me suis dit que le second tome était paru aussi en poche... sans vérifier... et non ! et puis il y en aurait un troisième.... ahhhhhh ! Donc je bave devant les grands formats en attendant mon heure (et oui, ayant acheté le premier tome en poche, je ne peux décemment pas acheter le second tome en grand format.. c'est psychologiquement impossible...).

"C'est l'année de ses treize ans et, dans un mois, Todd Hewitt va devenir un homme. Il est le dernier garçon de Prentissville. Cette ville de Nouveau Monde est uniquement peuplée d'hommes. Depuis longtemps, toutes les femmes et les enfants ont disparu. A Nouveau Monde, chacun peut entendre les pensées des autres, qui circulent en un brouhaha incessant, le Bruit. Nul ne peut échapper au Bruit, nulle part, jamais...". Ce livre a obtenu le Prix Guardian 2008 et le Booktrust Teenage Prize 2008.

J'en ai lu les trois quart et je suis vraiment accrochée... Peste et tuberculose ! Il va falloir attendre !

Je me suis rabattue sur Voraces, de Oisin Mc Gann, Mango, 2010.

"Quand Nate Wildenstern rentre au manoir familial après un voyage, il découvre que son frère aîné vient de mourir dans de mystérieuses circonstances… et que tout l’accuse ! Coïncidence ou complot ? Les Wildenstern ne sont-ils pas entraînés depuis leur enfance à la trahison et au meurtre ? Un père tyrannique, des voyous prêts à tout et quatre ancêtres revenus d’entre les morts."  Voraces a été finaliste du prix Waterstone (Roman Jeunesse).

 Roman ado (même jeune ado dès 12/13 ans). Prenant et intéressant. Univers gothique mâtiné steampunk pour les connaisseurs. Ne voyant aucune mention de tomaison, je me suis réjouie et je l'ai acheté... Saperlipopette, une source sûre (ma moitié qui est loin d'être la moitié d'un idiot...) me dit qu'il y a un second tome ! 

J'enrage ! Le premier tome m'a mis l'eau à la bouche, j'attends donc la suite avec impatience...

Enfin, j'ai commencé Léviathan, de Scott Westerfeld, Pocket jeunesse, 2010.
Là, sans surprise, j'ai découvert qu'il y aurait trois tomes et que la fin est pour ...2012 ! Et pourquoi pas 2050 ! tant qu'on y est !Bon, c'est Westerfeld ! Et je sais qu'il aime les livres à tomes... Mais bon, moi j'aime ses livres et je n'aime pas attendre...

"Alek se retrouva projeté dans le siège du commandant tandis que la machine s'ébranlait. Il s'efforça de boucler ses sangles, mais une pensée terrible l'occupait tout entier et lui occupait les doigts. S'ils essayent de me tuer... c'est que tout est vrai. Le comte Volger s'accroupit près de lui, criant pour couvrir le vacarme des moteurs et des coups de canons. Voyez le bon côté des choses, Alek. Si on vous tire dessus, c'est bien que vous représentez une menace pour le trône !  "

Alors j'entame et je relierai probablement...Que de déception, tout de même ! alors que ce sont trois romans géniaux !

mardi 5 octobre 2010

Corps, de Fabienne Jacob, Buchet Chastel, 2010.

"Chaque jour, Monika arrive la première à l’Institut de beauté. Elle est étrangère, d’origine polonaise, et n’aime pas cette ville impersonnelle et grise où elle travaille. Chaque jour, avant l’arrivée des clientes, elle pense avec nostalgie à son enfance, dans une ferme, dans un vrai pays, avant, avec de vraies saisons. Elle se souvient qu’avec sa soeur elles ne pensaient qu’à une seule chose : comment vient-on au monde ? Monika observe, écoute, juge parfois les femmes qu’elle voit défiler dans sa cabine. Toutes lui racontent des histoires, des plus anodines aux plus intimes."

Déception, quand tu nous tiens ! Alors là ! Pas moyen d'aimer ! Pourtant, l'histoire m'avait accrochée, et je trouvais l'idée plutôt bonne,  puisqu'il est vrai que les femmes se déshabillent vraiment dans les instituts... Hélas ! Trois fois hélas ! L'écriture est vraiment lassante, ces souvenirs qui remontent d'un ennui flagrant, et on ne voit pas trop où l'auteur veut en venir, sauf à juger de façon catégorique les femmes qui passent entre les mains de son personnage comme si elle avait obtenu, par une magie secrète, le moyen de ne pas en faire partie. ça n'est ni drôle ni beau... à éviter... J'aurais dû le lire en librairie avant, je regrette de l'avoir acheté !

Impératrice de Chine

Impératrice de Chine, de Pearl Buck, Omnibus, 2008.

Ascension d'une jeune mandchoue au trône d'impératrice de Chine avec intrigues et trahisons, comme il se doit, sur fond de conflit des boxers.

Le contexte de l'histoire traite d'une période de l'histoire qui m'était inconnue ou presque. J'ai donc trouvé de l'intérêt à lire le premier roman de cet opus. Je ne connaissais pas Pearl Buck. son nom me ramenait à des années de littérature que je n'ai que très rarement côtoyées : les livres lues par ma mère entre autres. J'ai aimé ce roman, cette fresque devrais-je dire car il s'agit d'une immense fresque historique avec comme figure de proue la jeune orchidée qui deviendra l'impitoyable impératrice laissant pour y parvenir l'amour d'un homme et d'un enfant. C'était beau et en même temps un brin ennuyeux quand on ne partage pas le gout du détail historique dans les romans... Trop d'intrigues peut-être... Indigestion de détails...
Par contre, je vais conseiller cet auteur à tout ceux qui aiment ce genre car elle possède une belle écriture fluide qui ne s'embarrasse pas de fioritures, d'une grande efficacité. Un vrai plaisir de lecture.
Mais pas un coup de cœur pour moi.

dimanche 3 octobre 2010

Une bonne épouse indienne

Une bonne épouse indienne, Anne Chérian, Mercure de France, 2010.

"A la base de la vie de famille en Inde, il y a les mariages arrangés. C’est une des traditions à peu près immuables encore aujourd’hui maintenue par les mères, les grand-mères, les tantes et les belles-mères, très soigneusement à l’insu ou presque des principaux intéressés.
Neel a beau avoir étudié aux États-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans le plus grand hôpital de San Francisco, il n’y échappera pas — malgré son passeport américain et sa pétulante maîtresse californienne. Au cours d’un bref voyage en Inde, le piège se referme sur lui et le voilà marié à Leila qu’il n’a vue qu’une fois.
Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente — bien plus qu’il ne l’imagine — mais il n’en veut pas. Obligé de la ramener avec lui à San Francisco, il va lui mener la vie dure, avec comme seule idée de s’en débarrasser."

C'est un beau roman qui se lit d'une traite tant l'écriture est fluide. Pas d'arrêt sur la case sentimentalisme. Juste une histoire inattendue. Pourtant un bémol : je n'avais jamais lu de livre sur ce sujet et je le trouve assez superficiel. J'aurais aimé que la partie sur les mariages arrangés qui finissent mal soit plus développée. On ne fait que survoler les vrais problèmes : mariage mixte, racisme latent des anciens émigrés blancs, femme battue... C'est un peu dommage. Le personnage féminin y aurait gagné en profondeur et le livre aussi. C'est pour cela qu'il reste un livre léger. Attention ! Je l'ai aimé tel qu'il est !

mercredi 29 septembre 2010

Vivement l'avenir !

Vivement l'avenir, Marie-Sabine Roger, Édition du Rouergue, 2010.

4ème de couv. : "Dans les maternités, d'après moi, il n'y a que des princesses et des princes charmants, dans les petits berceaux en plastiques. Pas un seul nouveau né qui soit découragé, déçu, triste ou blasé. Pas un seul qui arrive en disant : plus tard je bosserai en usine pour un salaire de misère. J'aurai une vie de chiotte et ce sera super. Tra-la-lère"
Présentation éditeur : "Dans une petite ville de province, trois trentenaires paumés vont se rencontrer et prendre en charge un jeune homme handicapé physique et mental, considéré par tous comme un monstre."

La quatrième de couverture est bien plus parlante sur ce livre que le résumé de l'éditeur. Un résumé réducteur tant l'ouvrage recèle de trésors. Par contre je suis d'accord avec cette phrase :" Un roman chaleureux, drôle et d’une justesse rare". Quand je l'ai refermé hier soir, j'avais la banane. Une banane énorme...Le roman m'a un peu fait penser à Ensemble c'est tout de Anna Gavalda mais en mieux, avec moins de sentimentalisme, plus juste. J'aimais bien  cet auteur pour ses écrits jeunesse. Je la découvre avec plaisir pour les jeunes adultes (je n'aime pas le terme "adulescent" qui est réducteur et dépréciateur) et pour les autres... Gros coup de cœur....