samedi 17 juillet 2010

Enfant 44

Enfant 44, de Tom Rob Smith, Belfond, 2009.

"Hiver 1953, Moscou. Le corps d’un petit garçon est retrouvé sur une voie ferrée. Agent du MGB, la police d’État chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé. Alors que la famille de l’enfant croit à un assassinat, lui reste fidèle à la ligne du parti : le crime n’existe pas dans le parfait État socialiste, il s’agit d’un accident. L’affaire est classée mais le doute s’installe dans l’esprit de Leo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l’exil avec sa femme Raïssa, elle-même convaincue de dissidence. C’est là, dans une petite ville perdue des montagnes de l’Oural, qu’il va faire une troublante découverte : un autre enfant mort dans les mêmes conditions que l’« accident » de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d’eux des ennemis du peuple…"

Déception, déception quand tu nous tiens ! J'attendais beaucoup de ce livre, sans doute trop. On m'en avait dit beaucoup de bien. Résultat : grosse déception ! J'ai dû sauté quelques chapitres tellement je m'ennuyais (C'est aussi une des raisons qui me pousse à ne pas lire les livres que l'on me conseille... Et moi qui ne fait que ça: conseiller ! ;-). Rien à dire d'autre...


La Mort j'adore, saison 2

La Mort j'adore, saison 2, d'Alexis Broca, Sarbacane, 2010.


"Clémence est de retour! Toujours complexée et flanquée d'Elo, la "zombi bimbo", mais forte de nouveaux pouvoirs, notre lycéenne démone entame une terminale d'enfer- et pas seulement à cause du bac. Entre sa résurrection, son séjour linguistique en Angleterre et sa reconquête du beau Ronald, elle a fort à faire... d'autant que ses maîtres démoniaques lui ont confié une mission d'envergure : éliminer les derniers anges restés sur Terre..."

J'avais beaucoup aimé la saison 1 mais je redoutais un peu de le mettre sur mes étagères. J'ai lu la saison 2 et j'ai beaucoup moins de réticences à le faire lire et ce d'autant plus que je l'ai vu dans des comités de lecture pour des pré-ados... Donc toujours autant de plaisir à suivre la narration de l'héroïne qui mène sa barque pour échapper au destin que lui ont tracé le Paradis et l'Enfer. Ce dialogue permanent avec nous, la structure narrative du roman et les références très actuelles en font un livre de genre ancré dans son époque. une petite perle parfois amorale qui brocarde les certitudes de certains et les doutes des autres.
A lire sans modération.

mercredi 7 juillet 2010

Un footballeur

Un footballeur, de Bruno Heckmann, Belfond, 2010.

"Antoine Courant est un footballeur totalement amateur, mais néanmoins passionné et persévérant. Il aime ce sport depuis l'enfance, une passion transmise par son père. Marié à Chloé et papa d'un petit Nathan, fonctionnaire tout juste muté dans une administration de province, Antoine intègre le CGAS, l'équipe du Conseil général, et se trouve promu d'emblée milieu axial. Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, il rejoint une fois par semaine sept de ses collègues et suit les premiers matchs avec assiduité et enthousiasme, sous l'œil totalement indifférent de sa femme..."

Une vraie bonne surprise. Acheté en plein effervescence de la Coupe du monde de Football, je l'avais un peu mis de côté (en fait sous la pile de livres à lire). Et puis j'ai lu la pile et je suis retombée sur lui.

Extra, jouissif, très drôle et grinçant, un peu nostalgique aussi. On se prend d'amitié pour ces "buses", et on oublie "les autres", ceux qui sont bien trop payés pour ce qu'ils font ! Un livre à mettre entre toutes les mains... sauf dans celles de ces dames un peu réfractaires au ballon rond qui n'auraient pas d'humour !
Coup de cœur, donc !

dimanche 20 juin 2010

V-Virus et A-Apocalypse

V-Virus et A-Apocalypse de Scott Westerfeld, Milan, 2007 et 2008.

"Porteur sain d’un parasite redoutable, Cal est devenu traqueur officiel de celles qu’il a involontairement contaminées. La scène s’ouvre sur la chasse de sa première véritable petite amie devenue vampire et cannibale. Un être repoussant et violent : une « peep » entourée de ses milliers de rats, eux aussi contaminés. Le jeune homme veut retrouver celle qui lui a transmis le v-virus. Comme dans une enquête policière, allant de découvertes macabres en surprises, il poursuit la prédatrice qui l'a contaminé, entrainant à sa suite, Lacey, une jeune fille qui croise son chemin."

Bon encore une histoire de vampire. Certes ! Mais écrite avant le pataquès Twilight ! Comme dans la Lignée de Del Toro, l'état de vampire est lié à un virus.
Le premier tome a la particularité d'alterner les chapitres relatifs à l'histoire et ceux relatifs à la parasitologie. Et ça fait froid dans le dos. Très bien documentés, ces chapitres renvoient à une bibliographie en fin de roman. Cela ne parasite pas l'histoire en elle-même (sans mauvais jeu de mots) et permet même de mieux comprendre le virus inventé par l'auteur.
Le second tome alterne encore les chapitres mais cette fois ce sont les voix des protagonistes qui se croisent. Chacun ayant une vision différente des évènements qu'ils vivent. Le virus a progressé et l'humanité est menacée. la musique qui est au cœur de ce second volume permettra de la sauver.

Westerfeld expérimente plusieurs techniques de récits et on espère un troisième tome pour lire autre chose encore.
J'ai beaucoup aimé ces romans "ado" où le questionnement de soi est très présent tout comme le sexe, la musique etc... sans faux-semblant ni romantisme exacerbé comme dans Twilight. Ici, le vampire passe par plusieurs étapes pour finalement se révéler le sauveur de l'humanité... un peu comme nos ados se voient, non ?
Je le conseille aux ados et surtout aux garçons car même si les personnages féminins sont prégnants dans ces deux romans, les héros sont surtout masculins. Une fois n'est pas coutume...

lundi 14 juin 2010

Katiba

Katiba, de Jean-Christophe Rufin, Flammarion, 2010.

"Une katiba est un camp de combattants islamistes installé dans le Sahara c'est à la fois une cache et un relais. Le chef de la zone qui s'étend entre le Mali, l'Algérie et la Mauritanie, Kader Bel Kader, a décidé de court-circuiter les autres bandes de trafiquants qui sévissent, afin d'asseoir son influence auprès des chefs d'al-Qaida. Expédié en Mauritanie par l'agence de renseignements Providence pour espionner les artisans de ces menaces terroristes, Dim trouve sur sa route une jeune femme, Jasmine.
A la fois française et algérienne, connaissant de l'intérieur la diplomatie occidentale et les nouvelles lois de la guerre terroriste, elle marche à la frontière entre deux mondes ennemis, elle fascine et inquiète."
Deuxième opus dans le genre Thriller politique de JC Rufin. Essai réussi. On se prend au jeu, et le personnage féminin est suffisamment intriguant pour nous faire avaler quelques pages indigestes liées à l'intrigue, certes, mais pas toujours nécessaires.
Pas un coup de cœur, mais un livre que je conseille pour cet été.

mardi 1 juin 2010

Quatre soeurs

Quatre sœurs, de Malika Ferdjoukh, École des loisirs, 2010.

Les cinq sœurs Verdelaine (Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie) vivent par leurs propres moyens dans la Vill'Hervé, leur maison familiale. Leur parents ont disparu mais viennent les hanter joyeusement de temps à autre. La maison, mystérieuse, remplie de coins, passages, escaliers biscornus, est tout aussi loufoque que cette fratrie dont nous suivons les vies croisées. Rien n'est facile ! Rien n'est simple pour ces cinq sœurs qui doivent affronter les soucis d'argent, la maladie, l'absence et l'amour aussi.

Beaucoup de bonheur à lire ce livre. Les personnages sont attachants et les problèmes qu'ils rencontrent sont contemporains tout en étant décalés. beaucoup de poésie dans l'écriture de Malika Ferdjoukh (j'ai particulièrement apprécié les fantaisies de langage des personnages... "être complètement Seine et Marne", ça m'a beaucoup plu). Une écriture fluide, de vraies trouvailles littéraires, un réel plaisir à partager, même si la couverture n'est pas terrible.
Je n'apprécie définitivement pas les couvertures de l'école des loisirs... elles n'incitent pas les enfants à découvrir l'intérieur. Je sais, ce n'est pas terrible de s'arrêter à ça, mais je suis une de ces bibliothécaires qui trouvent que la couverture a de l'importance, notamment en jeunesse. Les enfants sont de plus en plus sollicités... il faut savoir les séduire...Et oui !

samedi 29 mai 2010

Francesca de Rimini

Francesca de Rimini, de Jacques Tournier, Seuil, 2010.

"Cédée en mariage à Giovanni, fils infirme de Malatesta, le podestat de Rimini, par son père Guido Polenta, gouverneur de Ravenne, Francesca doit faire face à la cour amoureuse de son beau-frère, Paolo de Malatesta et à sa propre passion. Biographie romancée de F. de Rimini, immortalisée par Dante dans le second cercle des enfers où, avec son amant, elle subit le supplice des luxurieux."

Petit livre. Couverture sobre. Attirant pour moi qui, dans ma "jeunesse", ai étudié avec passion l'Italie médiévale, et notamment la guerre dans la belle région de Toscane. Je lis donc. Et j'ai été submergé par mes propres impressions. Quand je dis qu'un livre a besoin d'être lu au bon moment ! C'était le moment parfait. J'avais été déçu par le livre précédent, et je retrouvais un univers que j'ai toujours aimé.
En dehors de cela, l'écriture est concise et franche. La passion y est décrite comme un mal qui ronge. Rien de grandiloquent, ni de débordant de pathos, juste une histoire d'amour qui finit mal avec un beau personnage de femme.
Un coup de cœur !