vendredi 16 décembre 2011

Dernière fournée d'albums....

L'indien de la Tour Eiffel, Fred Bernard et Vincent Roca, Seuil, 2004.
Voilà une très belle histoire (mais ce duo d'auteur/illustrateur ne fait que cela...) sur la différence, la tolérance et l'amour. Un indien, ouvrier sur le chantier de construction de la Tour Eiffel est épris d'une chanteuse de cabaret , mais cela ne plait pas à tout le monde. On souhaiterait que cela finisse bien. On le souhaiterait... C'est triste et beau. C'est du Bernard&Roca...

Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, C. Bruel, A. Bozellec et A. Galland, Être, 2009.
Cette histoire là me tient à cœur. Je l'ai eu entre les mains enfant, grâce à une maman qui se voulait féministe à une époque où on les traitait de "salopes". Je l'ai adoré. Je l'ai chérie. Et comme toute chose auquel on tient en général, je l'ai perdu. Et puis voilà qu'une réédition apparait sur les rayonnages des libraires... Je n'ai pas de petite fille. Juste un p'tit gars. Dommage ? Non ! Je l'ai racheté et je le lui ai lu. Y'a pas de raison !

Moi, crocodile du Nil, Fred Marcellino, Bayard,2000.
Une petite merveille dont l'auteur est mort bien trop tôt à mon avis. Ce crocodile là, vous n'êtes pas prêt de l'oublier... C'est celui des égouts de Paris... Vous savez, celui qui se nourrit des touristes imprudents ...
 
Les musiciens de la nouvelle Brême, Pierre Delye & Cécile Hudrisier, Didier jeunesse, 2010.
Que ce soit les musiciens de Brême ou la petite poule rousse,  les contes revisités par Pierre Delye et Cécile Hudrisier sont toujours sensationnels à raconter et à lire. Les enfants ne s'en lassent pas... Le p'tit bonhomme des bois connait un succès incroyable... Celui-ci devrait suivre le même chemin...

La Famille souris prépare le nouvel an, Kazuo Iwamura, École des loisirs, 2011.
Iwamura est un grand auteur pour la jeunesse. Ses petits personnages (souris, écureuils, etc.) nous entrainent dans un univers simple où la nature a toujours un rôle primordiale. La famille souris peut toujours préparer le nouvel an, déménager, fêter l'automne, skier ou profiter de la belle saison. Elle le fera dans le respect de son environnement et avec douceur et joie. Ces albums sont une sorte de parenthèse douce et tranquille. De mignonnes petites histoires avant d'aller au lit...

Le Roi, c'est moi, Léo timmers, Milan, 2007.
Entre Timmers et moi, c'est une longue histoire... Ses illustrations et ses histoires sont toujours justes et drôles. J'ai choisi cet album pour le challenge car c'est le premier que j'ai acheté et aimé. Il est très amusant surtout si on le raconte avec des voix différentes pour chaque animal... Lequel sera le plus digne de porter la couronne que le lion imprudent à fait tomber ?

Et voilà, le Big Challenge est fini pour moi... 

samedi 19 novembre 2011

Janua Vera

Janua Vera, Jean Phillippe Jaworski, Moutons électriques, 2007.

J'ai lu récemment que ce livre, sans être un chef d’œuvre, était très bon. Ma moitié m'a confirmé que c'était vraiment excellent. Je m'inscris en contre, et en rajoute une couche... c'est une pure merveille !

Un premier livre doté d'histoires fantastiques, portées par une écriture ciselée et parfaite (Dieu que j'aimerais écrire comme ce monsieur...). Pour en savoir un peu plus sur cet auteur inconnu jusqu'ici, je vous invite à lire l'interview du Cafard Cosmique.

Je ne vais même pas vous parler des nouvelles qui composent l'opus. Il faut le lire, un point c'est tout !
Rien à dire de plus sinon que je le classe direct avec mes auteurs préférés : Tolkien, Ness et Austen ...

vendredi 18 novembre 2011

Thomas Passe-Mondes

Thomas Passe-Mondes, Eric Tasset, Alice éditions, 2008

"Thomas Passelande vit une existence sans histoires en compagnie de sa grand-mère Honorine, dans une petite ville des Alpes. Jusqu'au jour où il découvre par hasard qu'il possède le pouvoir de pénétrer dans un univers parallèle, le mystérieux Monde d’Anaclasis..."

Un roman pour jeunes ados avec des héros et un monde intéressants... Je n'ai pas encore lu les quatre tomes, mais j'espère que la suite sera de la même eau. Un roman à conseiller à ceux qui ont aimé Prêvost ou Riordan.

mercredi 5 octobre 2011

Challenge albums... plus que six!

J'en ai lu beaucoup mais peu ont attiré mon attention... et puis, j'ai pris du retard... C'est pas ma faute ! C'était la rentrée ! Cession de rattrapage :

Le tout petit roi, Taro Miura, Milan, 2011
Un petit album au graphisme simple et coloré avec une opposition entre deux situations (solitude et vie de famille) qui fait sourire. Le "tout petit roi" se trouve une "grande princesse" et peuple son grand château d'enfants.
Cours !, Lee Haery, La joie de lire, 2011

Un album réjouissant avec peu de texte qui au fil des pages vous entraine dans une course effrénée. Très sympa à lire car le crayon simule la vitesse par des traits de plus en plus brouillon jusqu'à confondre tous les animaux. Cela fait rire et amuse (il faut chercher à discerner les animaux qui participe à la course...).

999 Têtards, Ken Kimura & Yasunari Murakami, Autrement, 2008

Ces 999 têtards et leur parent sont à l'étroit. Il leur faut une mare plus grande... Et les voilà partis à l'aventure à travers la prairie. Mais un certain nombre de danger les guettent...
Ces insouciants têtards amusent les enfants avec un graphisme où le vert domine.
Leonardo le monstre épouvantable, Mo Willems, Kaléidoscope, 2007

Mo Willems m'avait conquise avec Guili lapin. J'ai découvert Leonardo et je ne pouvais que l'aimer. Ce monstre qui dans un album aux pages presque vides poursuit son but : devenir (pas si) épouvantable! Tout un programme !
Beurk !, André Bouchard, Seuil, 2004

Celui-là, je l'adore et les enfants adore que je le raconte... Pour tout ceux qui n'aime pas le poisson et qui ne veulent pas changer d'avis... ou pour ceux dont l'extravagance culinaire rebute les autres...
Un album à savourer ;-)
Pas du tout un carton, Antoinette Portis, Kaléidoscope, 2006

Un album sur le pouvoir de l'imagination. Ou comment comprendre votre bambin en 10 leçons simples...
Le choix de la charte graphique et la simplicité des illustrations donne un petit air suranné à l'ensemble. Ce qui n'est pas pour me déplaire...
Choudoudou, Dorothée de Monfreid, École des loisirs, 2007

Petit album cartonné qui se lit aux enfants avec lenteur pour leur permettre d'assimiler le retournement de situation de la fin. Mais la surprise est toujours la même sur leur visage, et c'est en parti pour cette raison que je l'apprécie particulièrement.
Pas de chichi, juste Choudoudou.
Mon panda, Ramona Badescu & Chiaki Miyamoto, Belem édition,  2008

Je ne connaissais pas Ramona Badescu et encore moins Chiaki Miyamoto, et je ne regrette pas de les avoir découvertes au détours de cet album. Plein de poésie, ce petit album sur un doudou perdu nous emmène en douceur au gré des encres japonaises. Un peu compliqué à expliquer mais tellement agréable à lire...


Beaucoup de retard ...

Comme je suis très en retard sur le nombre de livres lus au mois de septembre... je vais faire une cession de rattrapage pour tous en insistant sur mes coups de coeur bien sûr...
Ceux qui m'ont laissé de marbre :

Ceux que j'ai trouvé bien, sans plus :



Ceux que j'ai vraiment beaucoup aimé :


Le domaine des murmures de Carole Martinez est une petite pépite et Les Revenants de Laura Kasischke est une grande claque sombre et sans pitié pour nos rêves de justice. Genesis de Bernard Beckett est une petite merveille sur la notion d'être humain et Les Sorcières de Skelleftestad de Chabas, une fable réjouissante sur des sorcières peu conventionnelles.

jeudi 15 septembre 2011

Sara, M. Z. Bradley

Sara, M.Z. Bradley, Pygmalion, 1997

"La vie de Sara Latimer vient d'être bouleversée. En quelques jours, elle a perdu brutalement ses parents et son frère. Anéantie par le chagrin, elle se retrouve dans une maison abandonnée dont elle a hérité dans un village perdu sur la côte est des États-Unis. Depuis son arrivée, un indéfinissable malaise ne cesse de l'étreindre. Ne vient-elle pas d'apprendre qu'elle ressemble, trait pour trait, à sa grand-tante Sara, l'ancienne propriétaire des lieux ? Portant le même nom qu'elle, sa parente, morte il y a sept ans, passait de son vivant pour une sorcière..."

J'ai commencé ce livre en toute innocence, sans lire la quatrième de couverture. J'étais en confiance. Zimmer Bradley, un week-end tranquille sans prise de tête et divertissant ! A ça pour être divertissant ! La surprise a été de taille ! Bon, autant le dire tout de suite, c'est de la littérature érotique... ça copule toutes les deux pages, et c'est plutôt drôle, un peu suranné ! Enfin, pour quelqu'un qui, comme moi, ne lit pas ce genre là d'habitude. Je suis parvenue au bout avec la sensation, que sans toutes les scènes de sexe, l'histoire n'était vraiment pas épaisse... ça m'apprendra ! la prochaine fois, je lirai la quatrième de couv' ;-)) Pour lecteur averti uniquement !

mardi 23 août 2011

Sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann, Gallmeister, 2011

"Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin."

Autant le dire tout de suite, je n'ai vraiment pas aimé ce livre. D'ailleurs, j'avais presque oublié que je l'avais lu, c'est dire ! C'est en lisant un résumé du nouveau roman de l'auteur que je m'en suis souvenu (parce que le nouveau roman a l'air aussi "youpi-tralala" que le précédent). Alors pourquoi tant de désamour ? C'est ennuyeux à mourir (et on meurt dans ce roman, croyez moi, et pas de la plus belle des façons). Les descriptions sont plates (c'est vrai que ça n'est pas un guide touristique, certes... mais, franchement, moi qui rêve de voir ces régions, j'étais limite à me demander si finalement le sud ce serait pas mieux. Moi ! Moi! la fille qui déteste le plus la chaleur au monde ! Le mollusque dès qu'il fait plus de 24...). Passez ces écueils, il y a les personnages, leur manque de volonté et de préparation. Et là, il n'y a pas moyen... peut-être parce que j'ai connu ça (un père désespéré et désespérant qui vous entraine dans sa chute en croyant bien faire...) ou peut-être parce que la réaction du fils est surréaliste, tout autant que celle du père après... Je ne sais pas... je n'ai pas accroché et je ne risque pas de lire le suivant, croyez-moi !